Skip to content

Brumes identitaires, NL

juillet 20, 2011
Cape Race, Terre-Neuve, 2011

Cape Race, Terre-Neuve, 2011

L’activité même de photographier a un effet calmant et atténue le sentiment de désorientation générale que le voyage a toute chance d’exacerber.

Sur la photographie, Susan Sontag

« I’m trusting you are, who you say you are. » Quand une femme donne rendez-vous à un inconnu dans un café rempli d’inconnus, elle dérive de table en table à sa recherche. À destination, semble-t-il, elle déclare lui faire confiance pour être celui qu’il dit être. La formule me laisse rêveuse. Comment croire une chose pareille ? Même une identité validée par un passeport délivré par une autorité ne dit rien de quiconque. Au large de Terre-Neuve, des icebergs dérivent au début de l’été, les « growlers » sont les plus dangereux parce qu’ils sont instables et presque invisibles. Si les radars, humains ou traditionnels, ne détectent pas le danger de prédateurs qui cachent à plus de 80 % leur personnalité sous l’apparence d’une mer calme, comment poursuivre sereinement ? Le dernier appel au secours du Titanic a été reçu à Cape Race. Brumes épaisses, bourrasques traitresses, falaises escarpées sur un océan où résonnent corne de brume et souvenirs de naufrages. Sa compréhension commence par le refus du monde tel qu’il apparait.

Hermance

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :