Skip to content

Serretitude, photographie légendée

juin 29, 2011
Grande serre, Londres, 2010

Grande serre, Londres, 2010

J’aime la ville, le temps gris, l’anonymat et les jardins botaniques. Et, au cœur de tout, la serre.

Serre, Londres, 2010

Serre, Londres, 2010

La serre ou la conquête du monde et ses trésors rapportés. Pour que vivent de belles plantes qui ne s’acclimatent pas, on forge une bulle de verre. Ces prisonnières vous reçoivent et vous racontent leur pays de sensations. L’indicible plaisir d’observer leurs formes, d’épier leurs habitudes, de partager leur parfum, l’exotisme chaud et humide des contrées où nous ne sommes plus nous-mêmes. Dans cette exploration le visiteur se dilate, les limites du corps se dissolvent, l’air qu’il respire l’absorbe. Qui ne ressent pas le ravissement d’être sollicité par tous les sens ? Explosion luxuriante. Musique d’eau. Éclatement coloré. Gigantesques,  minuscules, les plantes s’épanouissent, sont des couloirs vivants et forment des toitures mal jointes qui laissent filtrer des pointes de lumière dans la semi-obscurité. L’organisme autour de soi devient le sien. Plus esthétique que charnelle, la serre de Londres n’est pas si brûlante, mais elle est le souvenir et la promesse d’autres jeux.

Hermance

Enserrée, Londres, 2010

Enserrée, Londres, 2010

[Au salon de coiffure Massato, dix paysages pris à la chambre 4×5 pouces.]

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :