Cours de perfectionnement photographique
Avec le cours de photographie de niveau dit « avancé » ou de « perfectionnement », que j’anime ce dimanche, se pose la question de l’avancement et de la perfection. Définir des termes abstraits dont la vérité est relative à chacun, à ses connaissances et donc au moment où la question se pose, pourrait consister, dans le cadre d’un tel stage, à l’aisance du stagiaire à produire des images dans son thème photographique de prédilection. Comme c’est d’acquisition de connaissances autant que de plaisir à la mise en œuvre dont on parle dans ces journées, la question se règle par une présentation théorique, jalons posés d’une série d’exercices. Mais la véritable limite, au fond, c’est l’art. La professionnalisation de la photographie n’est pas la question posée par le stagiaire. Un photographe professionnel n’est pas nécessairement un artiste et un plasticien dont le médium est la photographie n’est pas nécessairement un photographe. La question du « réussi », du « beau », et de leurs contraires, me semble celle du sens de l’image, avec pour sanction absolue, atteindre au rang d’œuvre d’art. Ces contraires au « réussi » et au « beau » ne sont pas l’absence de maîtrise technique, même si c’est un obstacle. Les cours promettent cette maîtrise technique, mais le but de la photographie est l’émotion, la poésie, et offrir à éprouver. Où diable cela se niche-t-il ?
Hermance
